Information

    Sommaire

  1. Pourquoi ce site... 
  2. Le renseignement
  3. La guerre électronique

Pourquoi ce site... 

         Le renseignement contribue à assurer la sécurité, la paix, grâce aux informations qu'il fournit aux décideurs politiques. L'aspect humain  des femmes et des hommes qui exercent ce devoir exigeant est privilégié ici, par rapport aux "exploits" souvent loin de la réalité.La réalité n'est pas virtuelle, et il n'y pas de bouton "reset" à cliquer, si la partie tourne mal.

      La page "Historiques" retrace l'histoire des différents services, acteurs du livre.      

      La rubrique " Chut... c'est secret..." présentera régulièrement des faits ignorés, occultés, ceux qui n'ont jamais figuré dans nos livres d'histoire, mais qui ont contribué à des dénouements heureux ou parfois, hélas, malheureux. Il n'est pas, bien sûr, question d'y révéler les fréquences utilisées par telle ou telle Unité... ou de dévoiler l'avenir... il y a de très bons astrologues pour celà.

      La rubrique "Livres... coup de coeur" présente des ouvrages sélectionnés. Les liens amis sont à la page "Valeurs et traditions".   

     
LE RENSEIGNEMENT, EN QUELQUES MOTS

 

« Si le prince éclairé et le général avisé défont l’ennemi chaque fois qu’ils passent à l’action, si leurs réalisations dépassent celles du commun,

c’est grâce à l’information préalable. »

Sun Tsu VI ème siècle av. JC.

 

Vers une définition du renseignement.

La définition la plus simple d’une activité extrêmement complexe pourrait être celle-ci :

« C’est l’ensemble des actions permettant d’obtenir l’information souhaitée, son traitement et sa mise à disposition au demandeur pour décision ». Cet ensemble d’actions détermine les moyens à mettre en œuvre.

 

Le renseignement, la littérature et le cinéma.

La littérature et le cinéma ont décrit cette activité sous toutes ses formes. Des exploits extraordinaires de Bond… James Bond, agent 007, opérant sous couverture… au « tailleur de Panama », de John Le Carré, montrant les effets désastreux que produit la menace sur un individu pas tout à fait « clair », il semblerait que tout ait été dit. Pas sûr… si l’on n’a pas lu « L’espion qui venait du froid. », du même auteur.

Les personnages d’autres auteurs, ou réalisateurs, de renom semblent encore plus invincibles… ceux « d’Hornisgrinde, un honorable correspondant », de "Juste avant la guerre", sont faits de chair et de sang, comme vous et moi… comme la plupart de ceux, de celles, que vous pourriez rencontrer si vos chemins se croisaient un jour, par hasard.

 

Le renseignement est-il moral ?

Talleyrand et Bonaparte s’en souciaient peu, lorsque le premier disait au second : « Pour nous, morale et légalité ne comptent pas. Nous sommes au-dessus de cela. »

Par contre, en 1929, le secrétaire d’État américain Henry Stimson ordonna le démantèlement du service de décryptage en déclarant : « un gentleman ne lit pas le courrier des autres ».

À défaut d’être moral, immoral ou amoral, selon la perception de chacun, mais dans le respect d’une certaine éthique, il est nécessaire à un peuple qui veut vivre libre et en sécurité. Les démocraties modernes arrivent, généralement, à réaliser le difficile équilibre de l’efficacité et de la déontologie.

 

Le renseignement est-il digne des grands chefs militaires et des Politiques ?

Ça n’a pas toujours été le cas, car il bouleverse bien des stratégies établies et ne relève pas du grand art de la guerre.

Lors de l’opération Market Garden, devant permettre de prendre tous les ponts situés dans la région d’Arnhem – Eindhoven, à la mi-septembre 1944, l’information, validée, de l’arrivée d’une division blindée allemande sur place ayant été rejetée par le général Montgomery, près de deux mille parachutistes alliés affrontèrent les chars et y laissèrent la vie. Mais le général n’avait pas perdu la face.

Pavel Fitine, haut responsable du renseignement soviétique, avait annoncé à plusieurs reprises l’attaque de l’URSS, par les Allemands, à Béria, patron du NKVD, le futur KGB. Seule l’attaque du 20 juin 1941 le sauva du peloton d’exécution.

Comme beaucoup de hauts responsables, ou d’hommes politiques, Béria avait refusé de prendre l’information au sérieux.

Pourtant celle-ci avait été annoncée dès le mois de mai par Richard Sorge, l’un des plus grands agents de renseignement soviétique.

Les temps ont bien changé, et le renseignement a véritablement conquis ses lettres de noblesse après la seconde guerre mondiale. 

« Avec un bon renseignement, la moitié de la bataille à venir est gagnée. »

 

Les moyens du renseignement

Le renseignement humain. (Humint)

L’information est obtenue par les agents, et les honorables correspondants, qui agissent sur zones, selon des règles bien établies.

Le renseignement technologique.

Le renseignement d’origine électromagnétique (ROEM), ou SIGINT (Signal Intelligence), comprend :

Le renseignement des transmissions (COMINT, Communication Intelligence). (Tout ce qui peut être traduit en langage humain.)

Le renseignement d’origine électronique autre que les transmissions (radar, imagerie, etc.) (ELINT, electronic intelligence).

Le renseignement obtenus par d’autres moyens physiques. (Acoustique, laser, etc.)

Conduit par des services spécialisés il touche tous les types de transmissions sans exceptions.  

 

L’information

Elle provient de sources dites :

Ouvertes (90%) ; Confidentielles  (7%) ; Secrètes (3% max). Elle est aussi dénommée "blanche", "grise", "noire".

La dernière action racontée dans le livre "Hornisgrinde, un honorable correspondant" fournit de la « noire ».

Les limites à son obtention sont des barrières psychologiques, morales, physiques et/ou juridiques.

 

Les actions menées

       Une fois les informations "renseignées", c'est à dire recoupées, analysées intellectuellement, une synthèse est remise au demandeur, en termes compréhensibles, à fin de décision.

    La décision, si décision il y a, pourra être d'ordre politique, diplomatique, militaire. Sur décision des plus hautes Autorités une action clandestine pourra être ordonnée afin de neutraliser une menace grave clairement identifiée. En France, le Service Action de la DGSE est saisi pour ce type d'intervention à l'extérieur du territoire national.


L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Appelée également « espionnage industriel », « renseignement économique », cette activité a été revigorée par la fin de la guerre froide. Le but est d’obtenir le maximum d’informations sur les concurrents, études, affaires en cours, recherche de personnes « sensibles », ou fragiles. Les moyens utilisés sont très proches de ceux des « Services ».

Certains services se retrouvant sans « raison de vivre »… s’y sont consacrés pleinement. (NSA, réseau échelon.). Ils n’ont pas été les seuls !  En France un haut responsable est chargé de l’Intelligence économique auprès du premier ministre. (SGDN, Secrétariat Général de la Défense Nationale.). Des colloques d’information sont organisés fréquemment pour sensibiliser les dirigeants et responsables d’entreprise sur les risques actuels et sur les moyens de s’en préserver.

 

 

LA GUERRE ELECTRONIQUE, EN QUELQUES MOTS

 

Un peu d’histoire…

Elle est sans doute apparue avec la transmission du premier signal d’origine électrique... ou du deuxième, probablement le jour où, en 1901, Guglielmo Marconi réalisa la première liaison télégraphique sans fil, entre la Grande-Bretagne et Terre-Neuve. L'idée de protéger le contenu du signal naquit sans doute également à ce moment. La "cryptologie" était bien antérieure.

Tant que les réseaux de télégraphie sont éloignés des zones ennemies les transmissions sont assez sûres, sauf trahison ou espionnage permettant de poser une bretelle (dérivation sur un autre circuit).

Par contre dès que le réseau sort du domaine national, soit pour traverser d’autres pays (neutres ou alliés), soit pour parcourir le fond des océans et des mers, via le réseau mondial sous-marin, (ou le réseau hertzien aujourd'hui), tout peut alors arriver.

L’interception en 1917 du télégramme chiffré de Mr Zimmermann, ministre des affaires étrangères Allemand en illustre le risque. Il allait précipiter l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Allemagne. Celui-ci demandait à l’ambassadeur allemand au Mexique, de proposer au président de ce Pays d’entrer en guerre contre les USA pour récupérer les territoires du Texas, du Nouveau Mexique et de l’Arizona, avec l'aide de l'Allemagne. Le Japon devait attaquer sur la côte Ouest ! L’interception réalisée  par le service spécialisé avait eu lieu en Angleterre, où transitait le câble. La guerre du chiffre et du décryptage ne cesserait plus !

Poussées à un très haut niveau pendant la guerre de 1939 – 1945, les technologies, l’art de la désinformation électromagnétique, allaient permettre aux deux camps une intoxication réciproque, mais surtout de contribuer au débarquement de Normandie. Des Unités fictives communiquaient en permanence afin d’accréditer la thèse du débarquement dans le Pas de Calais.

La guerre froide permit de développer, de part et d’autre, de nouveaux matériels et de nouvelles techniques toujours plus efficaces.

Les U2, avions d'observation à très haute altitude, effectuèrent les premiers vols opérationnels à partir de 1956, au dessus de la Pologne. Ils permirent aussi de donner l'alerte lors de la crise de Cuba, dès octobre 1962.

Le premier satellite américain d'observation KH 1 (key hole 1) fut lancé en 1959, soit 2 ans après le lancement du Spoutnik russe.

Le premier drone Israelien, avion sans pilote, vola en 1970. En 1991, la guerre du Golfe allait mettre en évidence de nombreuses carences et  déclencher, en France, une réorganisation totale des moyens du renseignement militaire et de la GE, à partir de 1992 et 1994, avec la création de la DRM (Direction du Renseignement Militaire).

Définition :

« C’est l’ensemble des actions militaires destinées à intercepter, identifier, perturber, éliminer ou exploiter l’émission de radiations électromagnétiques. » *

 

C’est un concept global impliquant l’utilisation et la combinaison de différentes techniques :

Les mesures d’appui électroniques,

Les contre-mesures électroniques,

Les contre-contre-mesures électroniques…

Le renseignement électronique.

Ce dernier permet de définir et coordonner l’utilisation des autres techniques.

* Encyclopédie du renseignement et des services secrets – Jacques Baud – Editions Lavauzelle

 

 Accueil                      Haut de page

*****