Sommaire
Le renseignement contribue à assurer la sécurité, la paix, grâce aux informations qu'il fournit aux décideurs politiques. L'aspect humain des femmes et des hommes qui exercent ce devoir exigeant est privilégié ici, par rapport aux "exploits" souvent loin de la réalité.La réalité n'est pas virtuelle, et il n'y pas de bouton "reset" à cliquer, si la partie tourne mal.
La page "Historiques" retrace l'histoire des différents services, acteurs du livre.
La rubrique " Chut... c'est secret..." présentera régulièrement des faits ignorés, occultés, ceux qui n'ont jamais figuré dans nos livres d'histoire, mais qui ont contribué à des dénouements heureux ou parfois, hélas, malheureux. Il n'est pas, bien sûr, question d'y révéler les fréquences utilisées par telle ou telle Unité... ou de dévoiler l'avenir... il y a de très bons astrologues pour celà.
La rubrique "Livres... coup de coeur" présente des ouvrages sélectionnés. Les liens amis sont à la page "Valeurs et traditions".
« Si le prince éclairé et le général avisé défont l’ennemi chaque fois qu’ils passent à l’action, si leurs réalisations dépassent celles du commun,
c’est
grâce à l’information
préalable. »
Sun Tsu VI ème
siècle av. JC.
Vers une
définition du
renseignement.
La définition la
plus simple
d’une
activité extrêmement complexe pourrait
être
celle-ci :
« C’est
l’ensemble des
actions
permettant d’obtenir l’information
souhaitée, son
traitement et sa mise à
disposition au demandeur pour décision ».
Cet
ensemble d’actions détermine
les moyens à mettre en œuvre.
Le
renseignement, la
littérature et le cinéma.
La littérature et
le cinéma ont
décrit
cette activité sous toutes ses formes. Des exploits
extraordinaires de Bond…
James Bond, agent 007, opérant sous couverture…
au « tailleur
de
Panama », de
John Le Carré, montrant les effets
désastreux que produit
la menace sur un individu pas tout à fait
« clair », il semblerait
que tout ait été dit. Pas
sûr… si l’on
n’a pas lu « L’espion
qui venait
du froid. »,
du même auteur.
Les personnages
d’autres auteurs, ou
réalisateurs, de renom semblent encore plus
invincibles…
ceux
« d’Hornisgrinde, un honorable
correspondant », de "Juste avant la guerre", sont faits de
chair et
de sang, comme vous et moi… comme la plupart de ceux, de
celles,
que vous
pourriez rencontrer si vos chemins se croisaient un jour, par hasard.
Le
renseignement est-il
moral ?
Talleyrand et Bonaparte
s’en souciaient
peu, lorsque le premier disait au second :
« Pour nous,
morale et
légalité ne comptent pas. Nous sommes au-dessus
de
cela. »
Par contre, en 1929, le
secrétaire
d’État américain Henry Stimson ordonna
le
démantèlement du service de
décryptage en déclarant :
« un gentleman
ne lit pas le courrier des
autres ».
À
défaut d’être
moral, immoral ou amoral,
selon la perception de chacun, mais dans le respect d’une
certaine éthique, il
est
nécessaire à un peuple qui
veut vivre libre et en sécurité. Les
démocraties modernes arrivent,
généralement,
à
réaliser le
difficile équilibre de l’efficacité et
de la
déontologie.
Le
renseignement est-il digne
des grands
chefs militaires et des Politiques ?
Ça n’a
pas toujours
été le cas, car il
bouleverse bien des stratégies établies et ne
relève pas du grand art de la
guerre.
Lors de
l’opération Market
Garden, devant permettre de
prendre tous les ponts situés
dans la région
d’Arnhem – Eindhoven, à la mi-septembre
1944,
l’information, validée, de
l’arrivée d’une division
blindée allemande
sur place ayant été rejetée par le
général Montgomery, près de deux mille
parachutistes alliés affrontèrent les
chars et y laissèrent la vie. Mais le
général
n’avait pas perdu la face.
Pavel Fitine,
haut responsable du renseignement soviétique, avait
annoncé à plusieurs
reprises l’attaque de l’URSS, par les Allemands,
à Béria,
patron du NKVD, le futur KGB. Seule l’attaque du 20 juin 1941
le
sauva du
peloton d’exécution.
Comme beaucoup de hauts
responsables,
ou d’hommes politiques, Béria
avait refusé de prendre
l’information au sérieux.
Pourtant celle-ci avait
été
annoncée
dès le mois de mai par Richard Sorge,
l’un des plus
grands agents de renseignement soviétique.
Les temps ont bien
changé, et le
renseignement a véritablement conquis ses lettres de
noblesse
après la seconde
guerre mondiale.
« Avec un
bon renseignement, la
moitié de la bataille à venir est
gagnée. »
Les moyens du
renseignement
Le
renseignement humain. (Humint)
L’information est obtenue par les agents, et les honorables correspondants, qui agissent sur zones, selon des règles bien établies.
Le
renseignement technologique.
Le renseignement
d’origine
électromagnétique (ROEM), ou SIGINT (Signal
Intelligence), comprend :
Le renseignement des
transmissions
(COMINT, Communication Intelligence). (Tout ce qui peut être
traduit en langage
humain.)
Le renseignement
d’origine
électronique
autre que les transmissions (radar, imagerie, etc.) (ELINT, electronic
intelligence).
Le renseignement obtenus par
d’autres
moyens physiques. (Acoustique, laser, etc.)
Conduit par des services
spécialisés il
touche tous les types de transmissions sans exceptions.
L’information
Elle provient de sources
dites :
Ouvertes (90%) ; Confidentielles (7%) ; Secrètes (3% max). Elle est aussi dénommée "blanche", "grise", "noire".
La dernière
action
racontée
dans le livre "Hornisgrinde, un honorable correspondant" fournit
de la « noire ».
Les limites à son
obtention sont des
barrières
psychologiques,
morales, physiques et/ou juridiques.
Les actions menées
Une fois les informations "renseignées", c'est à dire recoupées, analysées intellectuellement, une synthèse est remise au demandeur, en termes compréhensibles, à fin de décision.
La décision, si décision il y a, pourra être d'ordre politique, diplomatique, militaire. Sur décision des plus hautes Autorités une action clandestine pourra être ordonnée afin de neutraliser une menace grave clairement identifiée. En France, le Service Action de la DGSE est saisi pour ce type d'intervention à l'extérieur du territoire national.
L’INTELLIGENCE
ECONOMIQUE
Appelée
également
« espionnage
industriel », « renseignement
économique », cette activité a
été
revigorée par la fin de la guerre froide. Le but est
d’obtenir le maximum
d’informations sur les concurrents, études,
affaires en
cours, recherche de
personnes « sensibles », ou
fragiles. Les moyens
utilisés sont très
proches de ceux des « Services ».
Certains services se
retrouvant sans
« raison de
vivre »… s’y sont
consacrés pleinement.
(NSA, réseau échelon.). Ils n’ont
pas été les seuls ! En France un haut
responsable
est
chargé de l’Intelligence
économique auprès du premier ministre. (SGDN,
Secrétariat Général de la
Défense
Nationale.). Des colloques d’information sont
organisés
fréquemment pour
sensibiliser les dirigeants et responsables d’entreprise sur
les
risques
actuels et sur les moyens de s’en préserver.
LA
GUERRE
ELECTRONIQUE, EN
QUELQUES MOTS
Un peu d’histoire…
Elle est sans doute apparue
avec la
transmission du
premier signal d’origine électrique... ou du
deuxième, probablement le jour où,
en 1901, Guglielmo Marconi réalisa la première
liaison
télégraphique sans fil, entre la Grande-Bretagne
et
Terre-Neuve. L'idée de protéger le contenu du
signal
naquit sans doute également à ce moment. La
"cryptologie"
était bien antérieure.
Tant que les
réseaux de
télégraphie sont éloignés
des
zones ennemies les transmissions sont assez sûres, sauf
trahison
ou espionnage
permettant de poser une bretelle (dérivation sur un autre
circuit).
Par contre dès
que le réseau
sort du domaine national,
soit pour traverser d’autres pays (neutres ou
alliés),
soit pour parcourir le
fond des océans et des mers, via le réseau
mondial
sous-marin,
(ou le réseau hertzien aujourd'hui), tout
peut alors arriver.
L’interception en
1917 du
télégramme chiffré de Mr Zimmermann,
ministre des affaires étrangères Allemand en
illustre le
risque. Il allait
précipiter l’entrée en guerre des
États-Unis
contre l’Allemagne. Celui-ci
demandait à l’ambassadeur allemand au Mexique, de
proposer
au président de ce
Pays d’entrer en guerre contre les USA pour
récupérer les territoires du Texas,
du Nouveau Mexique et de l’Arizona, avec l'aide de
l'Allemagne.
Le Japon devait attaquer
sur
la côte
Ouest ! L’interception
réalisée par le
service spécialisé avait eu lieu en Angleterre,
où transitait le
câble. La
guerre du
chiffre et du décryptage ne
cesserait plus !
Poussées
à un très haut
niveau pendant la guerre de
1939 – 1945, les technologies, l’art de la
désinformation électromagnétique,
allaient permettre aux deux camps une intoxication
réciproque,
mais surtout de contribuer au débarquement de
Normandie.
Des
Unités
fictives communiquaient en
permanence afin d’accréditer la thèse
du
débarquement dans le Pas de Calais.
La guerre froide permit de
développer,
de part et
d’autre, de nouveaux matériels et de nouvelles
techniques
toujours plus
efficaces.
Le premier drone Israelien, avion sans pilote, vola en 1970. En 1991, la guerre du Golfe allait mettre en évidence de nombreuses carences et déclencher, en France, une réorganisation totale des moyens du renseignement militaire et de la GE, à partir de 1992 et 1994, avec la création de la DRM (Direction du Renseignement Militaire).
Définition :
« C’est
l’ensemble des
actions militaires
destinées à intercepter, identifier, perturber,
éliminer ou exploiter
l’émission de radiations
électromagnétiques. » *
C’est un concept
global impliquant
l’utilisation et la
combinaison de différentes techniques :
Les mesures d’appui électroniques,
Les contre-mesures électroniques,
Les contre-contre-mesures électroniques…
Le renseignement électronique.
Ce dernier permet de
définir et
coordonner
l’utilisation des autres techniques.
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