L'Histoire
officielle oublie ou méconnait le rôle de
l'histoire
secrète.Hommage aux Obscurs et aux sans grades !
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Ubi solitudinem faciunt, pacem
appellant
Où
ils font un désert, ils disent qu'ils ont donné la paix.
Ainsi parlait Calgacus, héros calédonien de Tacite, dans
Vie d'Agricola, en
flétrissant les Romains. (An 30).
"Ces mots s'appliquent aux
conquérants qui colorent leurs ravages d'un spécieux
prétexte de civilisation."
Pour
méditer...
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Renseignement
L'espionnage
existe depuis
l'antiquité. De tous temps les hommes ont voulu savoir ce
que
faisaient les autres hommes.
"
L'histoire de France et l'histoire
militaire se confondent souvent. Elles marquent notre territoire, notre
mémoire, notre culture", écrivait
François
Léotard, ministre de la Défense, en 1994, dans la
préface du "Livre Blanc sur la Défense".
Il en est de même pour nos services de renseignement.
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"
L'espionnage
soviétique en France avant la seconde guerre mondiale... "
"Lydia la Blanche"...
Les années précédent la seconde Guerre mondiale
sont les témoins d'une activité d'espionnage
extraordinaire. Il a fallu des années, des
révélations tardives pour comprendre à quel point
la France était livrée aux actions occultes, hostiles.
Les disparitions de résistants anti-bolcheviques, Russes blancs,
se multipliaient. Nombre de mystères ne sont éclaircis
à ce jour et ne le seront sûrement jamais.
On ne soulignera jamais assez le rôle déterminant
des hommes du Deuxième Bureau et de la Surveillance du
Territoire dans la lutte pour la protection du Pays. Le commissaire
Faux-Pas-Bidet de la ST, le commandant Josset du SCR, leurs hommes,
restent des symboles forts du refus de la soumission et de l'abandon de
la France. Leur détermination inspire encore aujourd'hui nombre
de personnes en charge de la sûreté du Pays.
Le 26 janvier Lydia Koutiepova avertit la direction des RG que son mari
vient d'être interpellé par la police. Elle ne le reverra
pas. Le général Alexandre Pavlovitch Koutiepov
n'est pas le dernier venu. En 1929 il est le patron de l'Union
militaire générale de Russie (en russe ROVS). Il est le
chef de
l'opposition tasriste à l'étranger. C'est une cible pour
le Guépéou.
La chance a souri aux hommes de la Sûreté, au commissaire
Faux-Pas-Bidet et au commandant Josset, en la personne de Boris
Bajanov, ancien secrétaire de Staline en personne. Ayant
réussi à fuir l'Union soviétique, le
Guépéou à ses basques, il avait été
en un premier temps recueilli et débriefé par les agents
de sa Grâcieuse Majesté, auxquels il reprocha leur manque
de professionalisme, et une déficience quant à la
protection dont il était l'objet. Il trouve donc refuge dans les
Services français.
Pendant des mois il décrit les secrets et intrigues du Kremlin,
la vie intime de Staline. Il explique les rouages de l'espionnage
soviétique. L'organigramme en devient connu et les
Français, tenus pour les meilleurs avec les Services turcs,
découvrent qu'il existe des équipes itinérantes en
charge de l'assassinat des opposants. Ces éléments seront
recoupés suite à la défection du conseiller
d'ambassade soviétique Grégoire Bessedovsky.
La difficulté de l'enquête qui s'ensuit provient des
inextricables réseaux et organisations mises en place pour
attirer les adversaires cherchant à s'infiltrer dans le camp
d'en face... particulièrement les agents du
Guépéou.
Les agents doubles... triples, embrouillent l'enquête et il
faudra attendre la fin du siècle et l'implosion de l'URSS pour
savoir ce qu'il est advenu du général Koutiépov.
(1).
Le résident illégal, V.I. Speransky, assisté d'un
militant français, attaché au Guépéou,
vêtu d'un uniforme de police aurait abordé et
enlevé le général. Celui-ci mourut d'un
arrêt cardiaque dans la voiture et son corps fut dissous dana la
chaux vive. Les restes furent ensuite enterrés dans le garage du
frère du militant. Un agent emporta les papiers de Koutiepov,
dissimulés dans la couverture d'un livre, à Moscou, afin
de montrer à Staline qu'il était bien mort !
Selon une autre version(2) il serait mort sur le vapeur qui le ramenait
en URSS. Dans les deux cas l'usage du chloroforme utilisé pour
le neutraliser semble avoir été fatal.
Lydia la Blanche n'avait aucune chance de revoir son mari.
1) Les secrets de l'espionnage
français - Pascal Krop - Editions Jean Claude Lattes -
1993
Histoire mondiale
du renseignement - Roger Faligot et Rémi Kauffer - Robert
Laffont, T1 - 1993
DST Police
secrète - Roger Faligot et Pascal Krop - Flammarion - 1999
2) Le KGB contre l'Ouest 1917 - 1991
- Les archives Mitrokhine - Fayard - 1999 - 2000
Mis
en page le 05/06/08 déjà diffusé le 20/12/05
à
suivre... pour de nouveaux mystères de l'histoire
secrète...
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Mise à jour
le 10/09/06
à
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