Juste avant la Guerre 

Catégorie Espionnage - Services secrets

Par Christian Dubuisson

Roman historique.

Présentation & extraits. Le cadre du livre  . Témoignages. Auteur.   Où commander le livre ?

 

 

Livre Juste avant la Guerre

 

 

Éditions ACVAM

6, rue Raymond Chabrier

63500 ISSOIRE

Tel / Fax 04 73 89 14 63

 

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ISBN 2-915753-43-1

Dépôt légal : 2ème semestre 2006

 

273 pages. 16 €uros

Format 14 cm x 21 cm 

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Présentation & Extraits

L'intrigue se déroule au coeur des évènements historiques qui ont  précédé la  seconde guerre mondiale. Cette guerre aurait-elle pu être  évitée ?

 

1938. Le spectre de la guerre plane sur l'Europe. En France les activités d'espionnage, soviétique et allemand, sont intenses.


Au sein même de l'Abwehr, le service de renseignement de l'armée allemande, quelques hommes luttent pour essayer d'enrayer la progression du nazisme. Au deuxième bureau, le service de renseignement de l'armée française, d'autres hommes mènent  un combat acharné contre des forces obscures, diaboliques. Au coeur de cet affrontement une femme, Inge, essaie désespérément de sauver son fils.


Dans la chaleur de l'été de 1939, à la veille de l'opération Tannenberg le commandant Karl et le major Karlsen vont être confrontés à leur passé. Mais il est déjà trop tard. Le glas va sonner.

 

« L'enfer est pavé de bonnes intentions... »

mais surtout de mauvaises !

 


Courbevoie, mai 1938.

Léon Winter ouvrit la fenêtre du bureau et jeta un coup d’œil distrait dans la rue de Belfort. Tout était calme. Près de l’entrée du bistrot où officiait Lucien, un Auvergnat bourru au cœur sur la main, le tilleul se paraît de ses premières feuilles et il imagina le parfum de ses fleurs qui embaumeraient la terrasse, juste à coté de la petite fontaine en pierre, lorsque juillet serait venu. Après avoir refermé les battants il rejoignit la table à dessin, sans grande conviction.

Dans quelques minutes, sa journée de travail finie, il pourrait s’échapper, oublier les difficiles calculs nécessaires à la mise au point du nouveau générateur de rayons X qui allait révolutionner la technique médicale. Enfin il l’espérait, ainsi que son patron, un homme affable, et toute l’équipe de la fabrication. Tous attendaient de lui, ingénieur quadragénaire réputé, qu’il accomplisse un nouveau miracle… afin de remplir le carnet de commandes de la petite fabrique.

Il n’entendit pas venir le patron et faillit échapper le compas, surpris par son propos.

 

 

 


-   Léon, pourriez-vous s’il vous plait recevoir un médecin dans une demi-heure, je dois absolument partir et vous me rendriez un immense service. J’en suis désolé… c’est vraiment imprévu, mais je crois surtout que c’est vous qu’il veut voir… vous pouvez prendre mon bureau.

-   Qui est-ce ?

-   Je crains de n’avoir pas bien compris son nom, mais c’est un nom à consonance alsacienne ou allemande…

-   Bon… bien sûr, mais je ne vois pas de qui il peut s’agir.

Le temps passa, laissant Léon Winter dans l’expectative. Le personnel était parti et les ateliers étaient maintenant déserts.

La sonnette retentit enfin à la porte d’entrée et il partit ouvrir sans aucune crainte.

L’homme était plutôt sympathique, la cinquantaine distinguée, portant une sacoche en cuir noir qui aurait pu contenir les indispensables instruments d’un disciple d’Hippocrate, et se présenta comme étant Jean Müller, Docteur Jean Müller, précisa-t-il.

Ils prirent place dans le bureau directorial et entamèrent une conversation fort aimable, préambule nécessaire à une approche plus ciblée.

-   Mon directeur a sans doute mal compris votre fonction Docteur Müller, mais vous êtes bien médecin ? Médecin radiologue ?

Il ne répondit pas directement à la question, lui déclarant prudemment, après quelques circonlocutions du langage, qu’il avait beaucoup à faire avec l’armée. Léon enchaîna à nouveau…

-   Alors vous êtes médecin militaire, bien sûr. J’aurais du m’en douter…

-     Pas vraiment mais je soigne aussi, à ma façon, pour que les Français n’aient pas trop  à souffrir de l’avenir, si vous voyez ce que je veux dire… d’ailleurs nous avons un ami commun.

Non décidément Léon ne voyait pas, ne voulait même pas commencer à apercevoir.

-     Un ami commun ?

-     Souvenez-vous, Monsieur Winter, à Mannheim en mille neuf cent vingt et un… si, cherchez bien.

Un flot de souvenirs surgit alors des tréfonds de sa mémoire. Mon Dieu, comme tout cela était loin, passé, jeté aux oubliettes des souvenirs que l’on voudrait effacer à jamais. Léon devenait méfiant, mais son interlocuteur continuait à garder un air aimable, souriant, suivant d’un œil amusé les progrès de son hôte.

-     Karl ? murmura enfin Léon Winter.

-     Oui, Karl…

 


Coteaux d’Argenteuil, août 1938.

 

Une odeur de foin séché parfumait les coteaux d’Argenteuil et la vigne laissait voir ses grappes déjà gonflées par une chaleur généreuse, en attente de la pluie promise par l’orage proche.

Allongé en bordure du pré, où voletaient des nuées de sauterelles, Ernest, un brin d’herbe au coin des lèvres, contemplait le ciel où de lourds nuages prenaient d’étranges formes, monstres noirs et obscurs menaçant Paris de leurs foudres, chevaliers blancs se dressant jusqu’au lointain azur pour leur barrer la route, mais en vain.

Une brise légère apportait parfois l’effluve des blés fraîchement coupés, comme une promesse de pain nouveau dont le parfum embaumerait la petite boulangerie où Marie le rendrait encore plus savoureux, pour l’avoir seulement rangé dans le présentoir, avec ses  mains délicates, blanches  de farine.

La chaleur de ce dimanche était envoûtante. Troublante était la présence de Marie à son côté qui le regardait, un brin moqueuse, car elle connaissait son désir secret, caché sous les boucles brunes et rebelles qui ornaient son front. Elle se fit chatte, se blottit contre lui, mais ils restèrent sages écoutant le champ des grillons, inspirant avec volupté cet air chaud et parfumé, comblés par la magie d’un instant rare qui ne reviendrait peut-être plus jamais.

Ernest avait déjà entendu, à la radio, cet Hitler éructant comme un diable aux portes de l’enfer, vociférant contre la terre entière et point n’était besoin de comprendre le moindre mot d’allemand pour savoir que ce démon et les siens ne se contenteraient pas des concessions lâchement accordées par les hommes politiques.


Strasbourg le mercredi 2 août 1939.

 

Le commandant Karl surveillait avec attention, à la jumelle, le poste des Allemands, de l’autre coté du pont de Kehl. Malgré sa magnifique voûte cintrée et ses piliers, qui en gardaient l’entrée, la structure métallique sombre et sinistre, enjambant le fleuve, lui donnait maintenant la nausée. Il était là depuis cinq heures du matin et avait déjà bu une quantité de café impressionnante, en essayant de deviner ce qui se préparait au bout de ce tunnel de métal. La situation en face semblait anormale. Les policiers étaient trop nombreux selon le chef des douaniers. Les voitures passaient au compte-gouttes et aux commentaires des conducteurs, interrogés sur l’activité inhabituelle, il était clair que la tension montait progressivement sur l’autre rive du Rhin, sans savoir pour quelle raison.

Vers six heures, il vit arriver un camion de gendarmerie. Trop, c’était trop ! Ils allaient tout faire déraper !

-     Qu’est-ce que vous venez faire ici ? aboya Karl au lieutenant qui faisait descendre ses hommes.

-     Qui êtes-vous ? répliqua l’officier énervé, au civil qui osait l’apostropher de la sorte.

-     Commandant Karl, Deuxième Bureau, j’attends du monde qui vient d’en face. Si les Allemands vous voient, ils vont tout bloquer ! J’ai deux gars en face et leur vie en dépend… il ne faut pas rester en vue. Faites disparaître vos hommes, s’il vous plait ! J’aimerais bien comprendre ce qu’il se passe !

-     Désolé, moi je ne cherche pas à comprendre, j’exécute les ordres. Si un véhicule allemand passe en force je donne l’ordre de tirer !

 

 

 

 


Le cadre du livre

 

Würzburg en Bavière

 

 

Würzburg en Bavière

 


       Gand. La Leie. Le Koren Markt            La Leie et le pont

        

Gand en Belgique

La Leie. En face le Graslei.Au fond le pont aux herbes et le Koren Markt     La Leie, le pont et l'escalier descendu par le Commandant Karl      

         .                 

 

"Deux avions à cibler..."

      

    Dewoitine 520   Bf 109 E

   

 

Dewoitine D-520                                                                                         Messerschmitt Bf 109 E            

 


Témoignages de lectrices et lecteurs

 

«… Prenant du début à la fin. Style agréable. ». B.D. (ancien journaliste)

 

« ... Dans notre mémoire Militaire nous avons en France des spectateurs, des Politiques, des acteurs et des observateurs...

Les livres de Christian Dubuisson, romans de notre passé historique retraçant des situations silencieuses, représentent le plus beau témoignage 

 de ceux qui sont morts pour notre patrie, affirment le courage des acteurs de la paix dans la guerre et relèvent la dignité de notre incroyable 

résistance intérieure.». _28/10/2006 -  SJ-  (Invisible acteur pour la paix).

 

"... L'intrigue tient en haleine. Fort bien documenté. ». _ 6 novembre 2006 - BL

 

«... J'ai 'dégusté' à petites gorgées, chaque jour, un passage de 'Juste avant la Guerre'... Concernant le style... agréable, truffé d'appartés, de descriptions et de réflexions qui en font tout le charme. Bref,  tes ouvrages se lisent bien.». _12/11/2006 - RA (Ecrivain)

 

« ... Vos livres font aimer l'histoire ! C'est prenant. Ils méritent d'être connus. Bravo et merci. »_28 décembre 2006 - Julien -16 ans.

  

Merci pour vos témoignages.

 

La Presse...

France : 

"... Le lecteur est tenu en haleine tout au long de ce livre."

Bulletin de l'AGPM - N° 231 - Avril 2007

 

Japon : Présenté et référencé.

 Suisse-CH : Référencé.

 

 

L’auteur

Ancien Enfant de Troupe. Engagé volontaire à 16 ans, il sert dans l'Armée de l’air.

Il travaille ensuite dans différentes Sociétés internationales.

Homme discret, il se consacre maintenant à l’écriture.

Membre des "Ecrivains Combattants".

 

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