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HISTOIRE

 

 

des

 

 

 

ENFANTS DE TROUPE

 

 

ECOLES MILITAIRES PREPARATOIRES

 

 

COLLEGES MILITAIRES

 

 

LYCEES MILITAIRES

 

 

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HISTORIQUE DE L' INSTITUTION

Des "Enfants de Troupe" dans les régiments aux Lycées Militaires

 

EVOLUTION D'UNE INSTITUTION

1766 - 1989

 

 

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SOMMAIRE

 

 

 

1)      1766 – 1884 : les enfants de troupe dans les régiments

 

2)      1884 – 1982 : les écoles militaires préparatoires, puis les collèges militaires

 

3)      Depuis 1982 : les lycées militaires

 

4)      Les écoles et leurs devises – les Emblèmes

 

5)      L' Ecole des Pupilles de l'Air "élève Jacques Lorenzi"

 

6)      L'apport des enfants de troupe à la France

 

 

 

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 Sources

 

A.E.T. - 166, rue Lafayette - 75010 PARIS - Tel : 01 40 34 54 31

Ouvrages de référence  - extraits

Annuaire A.E.T. - Journal des A.E.T.

Mémorial des Enfants de Troupe morts pour la France par Jean GALLE - E.M.P Billom 1940 - 1944

disponibles au siège A.E.T. à l'adresse ci dessus.

Air actualités

A visiter :

www.aet-association.org/aet/

Musée national des A.E.T. Quartier GANGLOFF (Lycée militaire d’Autun)

Rue Gaston-Joliet   71403 AUTUN CEDEX  Tel + (0)3 85 86 55 37

  

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1)            LES ENFANTS DE TROUPE DANS LES REGIMENTS            1766 - 1884

 

1) Description

 

C'est une ordonnance de Louis XV en date du 1er mai 1766, qui, sur proposition de CHOISEUL, introduit pour la première fois dans l'organisation des Armées des dispositions en faveur des fils de soldats et de "bas-officiers" dont le sort avait été jusqu'alors négligé par l'Etat.

 

L' Institution des enfants de troupe est née.

 

Le statut ébauché par CHOISEUL, devait être confirmé dans la décennie suivante, puis en dépit de quelques avatars durant la Révolution, être entériné par BONAPARTE, alors Premier Consul; l'arrêté qu'il promulgue en 1800 consacre officiellement l'appellation

 "ENFANTS DE TROUPE".

 

Dans chaque compagnie ou escadron de chaque régiment de l'armée française, un, puis deux postes budgétaires sont réservés à des garçons de dix à seize ans, issus de familles militaires par le père, voire par  la mère : vivandière, blanchisseuse, etc.., attachée au corps militaire. Ces postes sont en principe prévus pour des enfants de militaires de rang modeste encore que des exceptions aient pu être relevées; le futur Général HUGO, notamment, enrôla son fils Victor au Royal Corse qu'il commanda, de même que ses autres fils, Abel et Eugène, dans un bataillon de la 20 ème demi-brigade où il servit avec le grade de major....

 

Ainsi inscrits au rôle des compagnies ou escadrons, les enfants de troupe sont logés, nourris, blanchis et soldés. Ils portent un uniforme inspiré de celui de leur régiment d'appartenance. Leur éducation et leur formation sont assurées mais dans la perspective de métiers utiles à l'armée, musiciens notamment et dans celle de leur futur engagement; il y avait en effet, une contrepartie à l'aide ainsi consentie par l'Etat : l'engagement à l'âge de seize ans...ou le remboursement, à la masse du corps, des frais occasionnés.

 

On voit ainsi apparaître, dès les origines de l'institution, les fondements du statut enfant de troupe qui, sur le fond sinon dans les modalités de mise en oeuvre, ne devait guère évoluer pendant plus de deux siècles.

 

Quoiqu'il en soit, le système imaginé par CHOISEUL, encore que réservé aux seuls garçons, a marqué un progrès sensible à une époque où, seuls, les enfants de la noblesse jouissaient de quelques considérations. On se doit d'ailleurs de souligner la vocation quasi exclusive d'aide à la "famille militaire" de cette organisation : l'apport au recrutement de soldats, de quelques recrues tous les cinq ou six ans, pour chaque régiment, fussent ils de qualité, restait en effet peu significatif au regard des besoins des armées.

 

Progrès certes par rapport au passé, mais progrès bien timide, aux effets limités en raison des insuffisances en matière d'éducation et, plus encore, de formation, que ne parviendront pas à gommer les quelques modifications introduites au cours du XIX ème siècle.

 

2) Evolution

 

Il serait d'ailleurs plus judicieux de parler de retouches plutôt que d'évolution tant le système est resté sclérosé pendant presque  un siècle.

 

Ce n'est par exemple qu'en 1858, sous le Second Empire, qu'on modifiera quelque peu le recrutement des enfants de troupe en l'élargissant aux fils de gendarmes et aux fils de l'équivalent, pour l'époque, des ouvriers et employés d'Etat actuels.

 

Le plus grave est que l'effort de novation n'ait pas été apporté dans le domaine où il aurait dû l'être, celui de l'éducation et de la formation des enfants. On note à cet égard, dans un rapport au Sénat de la fin du siècle, des phrases à la résonance cruelle qui stigmatisent une situation critique : ...."élevés à la caserne, soumis à une alimentation mal réglée, en contact permanent avec des soldats, les enfants de troupe faisaient preuve d'une démoralisation précoce, leur instruction présentait des difficultés insurmontables....Ces difficultés n'ont en effet pas été surmontées. En 1837, le législateur s'est certes efforcé de séparer quelque peu les enfants de la troupe, en les rassemblant dans des écoles régimentaires, cellules d'enseignement internes à chaque corps créées pour parfaire l'instruction générale des sous-officiers.

 

Mais les effets de cette mesure ont été limités, les enfants restant tributaires de l'intérêt que leur portaient les chefs de corps, des compétences psychologiques et pédagogiques de leur encadrement et des activités de leur régiment d'affectation :

campagnes, changement de garnison, dissolutions, réorganisations, etc.

 

 

En 1843, une suggestion faite au ministre de rassembler les enfants de troupe dans une école spécialisée est rejetée. Des critiques s'élèvent pour dénoncer la précarité de leur situation; des esprits charitables s'émeuvent....Mais il faut attendre 1868 pour qu'enfin le commandement réagisse. Une commission d'enquête est créée par la Maréchal NIEL, alors ministre de la Guerre.

Ses conclusions sont désastreuses, non pour l'Institution en soi, mais pour sa conception de l'époque. Le décès du Maréchal puis la guerre de 1870 différeront la mise en oeuvre de réformes. Elles n'interviendront qu'en 1875 dans le cadre de la réorganisation générale des armées.

 

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2)                  1884 - 1982  LES ECOLES MILITAIRES PREPARATOIRES - LES COLLEGES MILITAIRES

 

1) Description

 

La loi cadre  de 1875 portant réorganisation de l'armée prévoit la création d'une école d'enfants de troupe à titre d'essai.

Après quelques péripéties en rapport avec son lieu d'implantation, elle ouvre ses portes le 25 février 1876 à Rambouillet.

Les enseignements dégagés de son fonctionnement sont à la base des dispositions de la loi de 1884 (loi bien connue qui ne devait être abrogée qu'en 1982)

Elle met fin au système des enfants de troupe dans les régiments et porte création, à leur intention, de six écoles militaires préparatoires :

Autun, Billom, Les Andelys, Montreuil -sur- Mer, Rambouillet et Saint - Hippolyte du Fort, afin qu'ils reçoivent, aux frais de l'Etat, une instruction et une éducation qui les mettent à même de servir utilement leur pays dans l'armée.

 

On retrouve dans la loi les caractéristiques originelles du statut d'enfant de troupe. L'origine du recrutement est maintenue parmi les couches modestes de la famille militaire; les frais d'entretien et d'enseignement sont supportés par l'Etat; la contrepartie de ces avantages matériels demeure : l'engagement à 18 ans, en qualité de soldat de deuxième classe, pour une durée minimale de cinq ans ou le remboursement d'une partie des frais occasionnés à l'Etat (50%).

Mais l'enfant étant encore mineur à l'âge obligatoire d'engagement (18 ans) et, à fortiori, lors de son admission dans les écoles (13 ans) ce sont les parents ou les tuteurs légaux qui, anticipant sur l'avenir des enfants, signent, dès l'admission, l'autorisation d'engagement.

 

En complément de ces dispositions figure sur la loi le concept d'enfant de troupe dans la famille : une aide est fournie aux ayants droit de la famille militaire (garçons de deux à treize ans sélectionnés sur dossier par des commissions régionales et rattachés administrativement à des corps de troupe de l'armée de terre) sous la forme d'une allocation en numéraire et de divers autres avantages matériels (transport, soins) ainsi que d'une priorité pour l'admission dans les écoles. 5000 postes budgétaires sont ainsi réservé aux enfants de troupe dans la famille,

portés à 7000 par un arrêté ultérieur (1930). Toutefois l'allocation en numéraire sera discrètement supprimée, à la demande de l' état-major, par la loi de Finances de 1934 et le concept tombera progressivement en désuétude pour disparaître définitivement en 1959.

 

La loi de 1884, étape significative dans l'évolution de l'Institution, a marqué un progrès  plus que sensible par rapport aux errements antérieurs.

Nul doute encore que ce soit, comme au temps de CHOISEUL puis de BONAPARTE, la volonté d'aide sociale à la famille militaire qui ait prévalu dans l'esprit du législateur. Mais là se situait peut être, paradoxalement, le vice majeur du système....

 

2) Evolution

 

Sans vouloir en aucune manière minimiser le rôle joué dans l'évolution du dispositif des écoles militaires préparatoires par certains grands anciens, (le général MATTER, inspecteur de l'infanterie et le capitaine NACHIN son adjoint, ami intime d'un certain capitaine de GAULLE) par les professeurs attachés à tirer le meilleur parti de la "matière" qui leur était confiée, par l'Association des anciens enfants de troupe, créée

en 1910, il faut bien convenir que c'est le souci de rentabilité des écoles qui a prévalu dans l'esprit du commandement :

 

- à partir de 1919, pour étoffer les corps des sous-officiers et disposer d'un complément de qualité dans les grades subalternes  des corps officiers;

- à partir de 1945, pour élargir le recrutement des corps officiers.

 
a/ 1884 - 1919

 

D'inspiration généreuse mais avec pour préoccupation essentielle, de la part du législateur, de soustraire les enfants de troupe au régime peu approprié des corps de troupe, la loi de 1884 comportait malgré tout une lacune et une déficience.

Rien n'était prévu en effet pour porter assistance, antérieurement à leur éventuelle entrée dans les écoles militaires préparatoires, aux orphelins militaires. Conscient de cette situation, disposant des moyens financiers nécessaires, un certain commandant Hériot s'attache à combler cette lacune. Il crée sur ses deniers, l'orphelinat

militaire Hériot, à La Boissière, qui sera bien vite reconnue "école militaire préparatoire" par un ministre de la Guerre, sans aucun doute ravi de l'aubaine...le général BOULANGER !

 

La déficience a trait, comme par le passé, mais dans une mesure nettement moindre, à l'enseignement dispensé, orienté exclusivement vers le primaire.

Entrant à 13 ans révolus dans les écoles après un concours sélectif, soumis à une discipline parfois excessive et au carcan d'une administration tatillonne, les enfants bénéficiaient certes d'un entraînement physique assez poussé et d'une formation pré-militaire mais leur formation générale laissait à désirer : elle les vouait à des carrières militaires limitées ou les laissait insuffisamment préparés pour affronter la vie civile.

Certains ont certes émergé ; le mérite leur en revient au premier chef mais ils le doivent aussi à des circonstances favorables ou à la  volonté de professeurs acharnés à déborder le strict cadre de l'enseignement qui leur était imposé. Songeons par exemple que le succès de 16 élèves de Rambouillet au brevet fût, en 1912, salué comme un exploit !

 

De là, passé l'engouement initial, une désaffection progressive mais importante des écoles ; sur les 3000 places offertes et occupées à l'origine, 2000 seulement le sont en 1910 et 1800 en 1919 !

Les conséquences de la Première Guerre mondiale vont amener le commandement à s'intéresser de plus près au potentiel qu'elles représentent pour l'encadrement des armées.

La brillante conduite des enfants de troupe au feu n'est d'ailleurs pas étrangère à ce regain d'intérêt.

 

b/ 1919 - 1942

 

En 1919, le commandement a besoin de sous-officiers "généralistes" ou techniciens ; il lui faut aussi élargir le recrutement des écoles d'armes,  complément indispensable à l'alimentation du corps d'officiers par la voie

des grandes écoles,  Polytechnique et Saint-Cyr en particulier.

 

Il résulte de ces besoins (et aussi des pressions exercées et déjà soulignées) une réorganisation complète du dispositif issu de la loi de 1884 :

 

- création d'un tronc commun de base, couvrant en gros le premier degré de

l'enseignement secondaire (Billom, Les Andelys, Rambouillet, Saint-Hyppolite-du-Fort, puis Epinal), avec obligation de passer le brevet ;

- spécialisation d'une école (Autun) dans le deuxième cycle de l'enseignement secondaire, amenant quelques élèves au baccalauréat ;

- création d'une branche technique (Tulle)

 

Des retouches sont d'ailleurs apportées au statut initial par l'élargissement du recrutement aux fils de citoyens français ayant satisfait à leurs obligations militaires (conséquence sociale de la guerre) et, surtout, la possibilité

pour les élèves brillants de bénéficier d'un sursis d'engagement à l'âge fatidique de 18 ans et de pouvoir, ainsi, préparer les grandes écoles au Prytanée militaire. La passerelle qui conduit à cet établissement de grande renommée s'élargit ainsi pour les enfants de troupe.

La filière perdurera, encore que ses effets, pour cette période, en furent limités. Qu'on en juge par les chiffres : de 1930 à 1941, quelque cinq cent élèves par an sont admis dans les écoles ; 350 environ s'orientent vers une carrière militaire de sous-officier ou d'officier par le biais des écoles d'armes ; 48 par an en moyenne obtiennent la première partie du baccalauréat et 32 la seconde partie qui seule, donne accès à la "voie royale" de recrutement des officiers, Polytechnique ou Saint-Cyr.

Là devait se situer l'effort dans les années qui suivirent.

 

c/ 1942 - 1982

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale les écoles du nord de la France (Epinal, Les Andelys, La Boissière) sont repliées en zone sud, elle même occupée en novembre 1942. Elles deviennent établissements d'éducation. Ce

maquillage, que les élèves perçoivent surtout dans les restrictions d'alimentation et les difficultés pour aller en permission, n'empêche nullement le patriotisme des plus âgés de se manifester ( Billom, Tulle et surtout Autun).

Mais néanmoins l'évolution se poursuit...

 

En 1942, pour la première fois, des élèves sont admis dès la classe de 6eme. : les écoles de base (Billom, Montélimar puis Aix en Provence, Les Andelys) se consacrent pleinement au premier degré du secondaire alors qu'Autun affirme sa vocation au deuxième degré et qu'une nouvelle école technique  s'ouvre au Mans en 1947.

 

Conjointement, mettant fin à la situation de monopole du Prytanée, des classes préparatoires s'ouvrent à Autun (Saint-Cyr), Aix en Provence (Santé), Le Mans (Arts et Métiers).

 

L'admission à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr reste cependant l'objectif majeur en raison de la baisse d'audience que connaît cette école dans les  grands lycées civils et des fermetures successives des "corniches" de

préparation.

 

Quelques chiffres permettent de bien traduire l'élévation du niveau des débouchés. Au 1er janvier 1930, 1270 anciens enfants de troupe servaient dans  les armées en qualité d'officiers et 2212 en qualité de sous-officiers ;

au 1er octobre 1984 et pour la seule armée de terre ( à l'exclusion notamment du  Service de Santé et de la Gendarmerie) on comptait 2175 officiers et 891 sous-officiers issus des écoles militaires préparatoires.

De 1920 à 1938, 622 élèves ont obtenu le baccalauréat ; ils furent 1678 à l'obtenir de 1941 à 1960. De 20 à 22 en moyenne par an à être admis à Saint-Cyr  entre 1931 ET 1039 le nombre des admis passe 44 entre 1951 et 1960, pour atteindre 96 (46,3 %) en 1976 !

 

Ultime évolution pour la période considérée : les écoles militaires préparatoires encore existantes en 1974 (Aix en Provence, Autun et le Mans) deviennent des collèges militaires. Il s'agit d'une première étape de

l'unification des statuts des enfants de troupe de ces trois écoles. La mesure prise traduit seulement

la volonté du commandement d'unifier certaines procédures d'admission en les rapprochant de celle du Prytanée et du collège militaire de Saint-Cyr et d'éviter par ailleurs toute confusion avec d'autres écoles

spécifiquement militaires. N'oublions pas, en effet, que les élèves des écoles militaires préparatoires restaient des "civils" (1) en dépit de l'uniforme porté et du régime intérieur, très militarisé, des établissements.

 

(1) Beaucoup d'élèves ont découvert, parfois assez tard, avec amertume, qu'ils n'étaient que des... "pékins" , ...sauf dans les coeurs.

 

 

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3)            1982 – 1989        LES LYCEES MILITAIRES

 

1) Description

 

Etudiée dès 1979, retardée dans sa mise en œuvre par plusieurs changements à la tête du ministère de la Défense (quatre ministres successifs de septembre 1980 à mai 1981), la réforme dite de 1982 répond à plusieurs objectifs :

- unifier au mieux le statuts des établissements d’enseignement général des trois armées ;

- affirmer leur vocation d’aide à la famille militaire ;

- valoriser cette vocation par la diversification des filières de l’enseignement secondaires et l’admission des filles

 

Tels sont les fondements du dispositif retenu.

 

Les établissements reçoivent l’appellation de lycée militaire. Il s’agit pour l’armée de Terre, du Prytanée national militaire de La Flèche, des ex-collèges militaires de Saint-cyr-l’école, d’Aix en Provence et d’Autun ; pour la Marine, de l’ex-collège naval de Brest ; pour  l’armée de l’Air, de l’école des Pupilles de l’Air de Grenoble.         Trois établissements restent cependant à l’écart de la réforme : le collège technique du Mans, dont la dissolution est programmée pour 1985, l’Ecole Militaire Préparatoire du Tampon à La Réunion, adaptée aux besoins locaux, qui fermera ses portes en 1991 et la Maison des Ailes d’Echouboulains, réservée aux filles de la famille aéronautique militaire, qui sera dissoute en juillet 1995.

 

Les Lycées militaires, assimilés à des corps de troupe, conservent de ce fait, un encadrement militaire et leurs traditions spécifiques, en particulier leur emblème. Les ayants droit restent sensiblement les mêmes que par le passé mais l’admission est organisée pour favoriser l’accès des enfants de la famille militaire. L’effort au bénéfice de l’enseignement secondaire se traduit par la suppression du premier cycle, sauf à Autun, qui accueille certains élèves en provenance de l’Ecole Hériot et, pour des raisons évidentes à Grenoble.

Si la priorité est certes  consentie à  l’aide à la famille, la vocation des établissements au recrutement de cadres pour les armées est néanmoins maintenue. Cette double finalité se traduit par deux régimes d’accès qui, à partir d’un concours unique à l’entrée en seconde, distribuent les élèves par catégories.

 

Le premier régime d’accès, au titre de l’aide à la famille, est payant mais avec un système de remises partielles ou totales qui en atténue le coût pour les familles les plus défavorisées. Pour les élèves admis au titre de ce régime aucune contrepartie d’engagement ou de remboursement n’est due à l’issue des études.

 

Le deuxième régime d’accès, au titre  de l’aide au recrutement, est en revanche gratuit. Mais en contrepartie, un contrat d’éducation lie les parents de l’élève mineur, ou l’élève devenu majeur, à l’Etat qui contraint celui-ci ou ceux-là à

 

rembourser les frais occasionnés si l’élève ne s’engage pas au service de l’Etat pour une durée minimale de trois ans à l’issue de ses études. On retrouve ainsi, dans ce régime, mais en beaucoup moins contraignantes que par le passé, certaines des dispositions du statut originel des enfants de troupe.

 

2) Evolution

 

Dès 1984, une modification sensible est apportée au dispositif de 1982 qui accentue la priorité donnée à l’aide à la famille au détriment de l’aide au recrutement. Le régime d’accès correspondant à cette dernière forme d’aide est supprimé dans les classes du secondaire pour n’être maintenu que dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

 

De nouveaux ajustements, datant du 11 octobre 1990, accentuent la vocation sociale, au bénéfice des militaires, des classes du secondaire ; décident la primauté, dans les modalités d’accès, des critères sociaux et professionnels sur les critères académiques, et l’ouverture de nouvelles filières à Autun.

 

D’autres évolutions partielles interviennent pour tenir compte des aspirations des élèves et de leurs parents.

La dernière en date tend à ouvrir, à la rentrée 2000, les concours des grandes écoles civiles aux élèves des classes préparatoires et met l’accent sur le rôle social des établissements, dans le cadre d’un projet éducatif rénové qui allie la recherche permanente de l’excellence scolaire et l’ouverture à la société.

 

Sous peine d’aller rapidement vers la sclérose, les lycées militaires doivent suivre l’évolution d’une société en mouvement, au sein de laquelle les armées se réorganisent à un rythme régulier et soutenu, leur professionnalisation n’étant pas le moindre de ces bouleversements.

Celle ci devrait d’ailleurs engendrer de nouveaux besoins en scolarisation, pour les futurs enfants des engagés, dont le corps devrait être constitué en totalité en 2002. Voilà sans doute une perspective d’avenir pour les établissements scolaires militaires, sous-tendue par la réaffirmation récente donnée à l’aide aux familles.

 

 

Ceux qui veulent comparer la situation de ces nouveaux lycéens avec ce qu’étaient les élèves des écoles militaires préparatoires, avec les enfants de troupe dans la famille ou dans les régiments, pourront être troublés, voire désappointés, et on peut comprendre leur nostalgie. Mais l’essentiel demeure, c’est à dire une institution spécifique, adaptée aux besoins de la communauté militaire, où continue à souffler un état d’esprit que les enfants de troupe d’origine ont largement contribué à forger et entretenir.

 

 

                UN ETAT D’ESPRIT, UN SOUFFLE….

 

Plus que son statut, si original qu’il est été, c’est en effet un certain état d’esprit, un souffle qui a caractérisé l’institution des enfants de troupe ; il est resté le même au hasard des péripéties administratives qui ont marqué son évolution et des évènements qui on fait l’histoire de notre pays.

 

Ce souffle a porté Pierre BAYLE, le tambour d’Arcole, VIALA,  BARA, STROH ; ce souffle a porté les obscurs, les sans-grade qui ont fait anonymement mais courageusement leur devoir d’homme, de citoyen et de soldat, qui ont été blessés dans leur chair ou dans leur âme, qui ont laissé leur vie au cours des campagnes de la Révolution et de l’Empire, au cours des conquêtes coloniales, au cours des trois guerres qui ont ensanglanté la France en moins d’un siècle ; ce souffle, enfin, est celui qui a porté les Résistants à l’occupation allemande, RUIBET, MARTRICE, RICOUARD et ses compagnons du Mont-Mouchet, GANGLOFF et ses compagnons du camp d’Autun, LORENZI de l’école des pupilles de l’Air, et combien d’autres depuis, en Indochine et en Algérie, ainsi qu’au cours des opérations plus récentes.

 

PUISSE CE SOUFFLE, CELUI DES CŒURS PATRIOTES ET DES AMES GENEREUSES, SE PERPETUER…

 

Annuaire AET

 

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4)         Les écoles et leurs devises – les Emblèmes

 

1/            LES ECOLES – LEURS DEVISES

2/            LES EMBLEMES

3/            LES INSIGNES

      

1/ LES ECOLES

 

Les écoles sont présentées par ordre alphabétique et par référence à leur lieu d’implantation géographique. Il s’agit d’établissement général ou technique ayant accueilli ou accueillant, préalablement à leur engagement dans les armées, des élèves civils. La seule exception concerne l’école d’Issoire en raison d’une part de ses liens de filiation avec l’école de Tulle et, d’autre part, de la possibilité offerte à ses anciens élèves d’adhérer à l’association des AET. Par ailleurs, seuls sont évoqués les établissements gérés par les armées, à l’exclusion par exemple des maisons d’éducation de la Légion d’Honneur, qui sont placées sous l’autorité du grand Chancelier.

La plupart des écoles ayant été ou étant gérées par l’armée de Terre, seules figurent les mentions d’exception :

Marine Nationale ou Armée de l’Air notamment.

 

A chaque école est jointe sa devise ainsi que son abréviation, entre parenthèses. EX : (BI) pour Billom

Par tradition, les enfants de troupe se présentent toujours en donnant leur nom, suivi de leur école et de l’année d’entrée dans cette école. EX : Delta, Billom 195x

Dans un texte, ou courrier, il y sera fait référence, également, en utilisant l’abréviation : Delta BI 5x

 

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AFRIQUE DU NORD (Algérie) – Ecole militaire préparatoire

- Créée en 1942 à Hammam-Riga  (HA)           sa devise : « S’INSTRUIRE, SERVIR »

- dissoute en 1945,

- réouverte en 1946 à Milana,  (MI)  sa devise : «  UN SEUL CŒUR, UN SEUL DRAPEAU »

- transférée en 1951 à Koléa    (KO) et aussi  :  « S’INSTRUIRE, SERVIR »

- dissoute en 1963

 

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AFRIQUE NOIRE ET MALGACHE

-          voir OUTRE-MER

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AIX EN PROVENCE (Bouches-du-Rhône) Ecole militaire préparatoire (AI)

EN ACTIVITE

 

Sa devise : « BIEN S’INSTRUIRE POUR MIEUX SERVIR »

- créée en 1947 à la dissolution de l’école d’Epinal qui fût transférée à Montélimar pendant la Seconde Guerre (39-45)

- devenue collège militaire en 1974

- devenue lycée militaire en 1982

Son monument aux morts est celui de l’école d’Epinal transféré à Aix en Provence

 

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AUDINAC-LES-BAINS (Ariège) – Centre « Bayard » (AD)

Sa devise : «  SE VAINCRE POUR MIEUX SERVIR »

- Créé en 1941 pour l’accueil des élèves des EMP ayant terminé leurs études et en instance d’engagement.

- dissout en 1944

 

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AUTUN (Saône-et-Loire) - Ecole militaire préparatoire (AU)

EN ACTIVITE

 

Sa devise : «  POUR LA PATRIE TOUJOURS PRESENTS » ou « DISCIPLINE, TRAVAIL, PATRIE » (1940-1944)

- créée en 1886

- transférée à Valence (Drôme) le 26 août 1940 puis au camp de Thol (Ain) près de Pont-d’Ain, le 1er Septembre 1943,

- réimplantée à Autun en décembre 1944,

- devenue collège militaire en 1974,

- devenue lycée militaire en 1982

L’école d’Autun est la seule qui, fondée en application de la loi de 1884, ait fonctionné, depuis sans discontinuer.

 
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BAYARD (Centre)

-voir AUDINAC-LES-BAINS 

 

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BEZIERS ( Hérault)  (BE)

- voir LES ANDELYS

 

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BILLOM (Puy de Dôme) - Ecole militaire préparatoire  (BI)

Sa devise : « HONNEUR ET PATRIE – VALEUR ET DISCIPLINE » « NE PAS SUBIR » à partir de 1951

- créée en 1886

- dissoute en 1963 (locaux transférés à l’Education Nationale)

 

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BINGERVILLE  (Côte-d’Ivoire)  (BN)

- voir Outre-mer

 

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BRAZZAVILLE  (Congo)   (BR) 

- voir Outre-mer

 

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BREST (Finistère)  - Collège militaire  (BT)

EN ACTIVITE

 

Sa devise : «  HONNEUR ET PATRIE – VALEUR ET DISCIPLINE »

- Créé en 1966 sous l’appellation de Collège Naval et doté d’un statut sensiblement identique à celui du Prytanée de La Flèche,

- devenu lycée militaire en 1982 sous l’appellation de Lycée Naval

- établissement géré par la Marine Nationale

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CAP SAINT JACQUES (Viêt-nam)    (SJ)

- voir Indochine

 

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DALAT   (Annam)    (DA)

- voir Indochine

 

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DRAGUIGNAN  (Var)

-voir La Boissière

 

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ECHOUBOULAINS (Seine-et-Marne)

- Etablissement d’enseignement général réservé aux filles de la famille aéronautique ,

- créé en 1942, sous l’appellation de Maison des Ailes,

- géré par l’Armée de l’Air,

- fusionné avec Grenoble en 1995.

 

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EPINAL (Vosges) - Ecole militaire préparatoire  (EP)

Sa devise : « QUI S’Y FROTTE S’Y PIQUE »

- Créée en 1934 à la dissolution de l’EMP de Rambouillet,

- repliée à Niort (1939) puis, après un transit de deux mois à Chomérac (Ardèche), à Montélimar (Drôme) en 1940,

- dissoute en 1946 à la création de l’EMP d’Aix en Provence.

 

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FIANARANTSOA  (Madagascar)    (FI)

- voir Outre-mer

 
GRENOBLE (Isère) - Ecole des Pupilles de l’Air réservée aux garçons de la famille aéronautique

EN ACTIVITE  (EPA)

 

Sa devise : « A PLUS NOBLE PLUS HAUT »

Ecole des pupilles de l’air, réservée aux garçons et aux filles de la famille aéronautique. Créée en 1941, devenue lycée militaire en 1982, sous son appellation originelle. Gérée par l’armée de l’air.

 

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HAMMAM-RIGHA  (Algérie)  (HA)

- voir AFRIQUE DU NORD

 

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HERIOT

- voir La Boissière

 

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INDOCHINE (Asie du Sud-Est)

De nombreuses écoles d’enfants de troupe ont existé dans ce territoire de 1889 à 1956. Le récapitulatif présenté ci dessous reste sommaire.

 

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CAP SAINT-JACQUES – Ecole d’enfants de troupe Indochinois

Sa devise : « S’INSTRUIRE POUR SERVIR »

- créée en 1911 au camp des Mares puis transférées successivement en 1923 à Thu Dâu Môt, en 1930 au Cap Saint-Jacques, en 1945 à Bària,

- mise en sommeil de 1945 à 1946,

- réouverte à Dakao (Saïgon) en 1946 puis réinstallée successivement au Cap Saint-Jacques – caserne Beylié en 1947 puis caserne des Landes en 1950. Son encadrement est en partie pris en charge par l’armée viêt-namienne

après les accords de Genève en 1954,

- transférée en 1956 à l’armée viêt-namienne.

 

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ECOLES VIET-NAMIENNES – Ecoles d’enfants de troupe viêtnamiens

- créées à partir de 1951 dans chacune des quatre régions militaires au Viêt-nam.

- regroupées à Vung Tàu (anciennement Cap Saint-Jacques) après le départ des dernières troupes françaises en 1956.

 

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DALAT (Anamm) – Ecole d’ernfants de troupe eurasiens (DA)

Sa devise : « S’INSTRUIRE POUR SERVIR »

- créée en juin 1939,

- dissoute en 1944,

- réouverte quelques mois à Kompong-Chuang, réintègre Dalat en septembre 1946,

- dissoute en 1954 (transférée à Cap Saint-Jacques)

 

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ISSOIRE  (Puy-de-Dôme) – Ecole de formation des sous-officiers de l’Armée de Terre branche techniques (IS)

- créée en 1963 sous l’appellation d’école d’enseignement technique de l’armée de terre (EETAT) avec une annexe à Tulle, fermée en 1984.

- prend en 1982 l’appellation d’école nationale technique des sous-officiers d’active (ENTSOA),

- fermée en 1998.

 

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KATI (Mali)  (KA)

-voir Outre-mer

 

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KOLEA (Afrique du Nord)   (KO)

-voir Afrique du Nord

 

LA BOISSIERE (Yvelines) – Orphelinat Hériot (du nom de son fondateur, le commandant O.HERIOT) – (LB)

EN ACTIVITE

 

Sa devise : « SENS DE L’HONNEUR ET DE LA PATRIE »

Ou              «  ILS SERONT ELEVES DANS LE CULTE DE L’HONNEUR ET DE LA PATRIE »

- Fondé en 1886

- classé école militaire préparatoire en février 1887,

- devenu « Ecole enfantine Hériot » en 1917,

- replié à Draguignan (Var) puis à La Roche-Posay (Vienne) pendant la seconde Guerre mondiale,

- réouvert à La Boissière à la fin de la guerre,

- transféré à l’Education Nationale en 1966 sous l’appellation d’Ecole Nationale Hériot,

- Etablissement géré par le Conseil Régional d’Ile-de-France (loi de décentralisation de 1982) (Ecole régionale Hériot)

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LA FLECHE (Sarthe) – Collège d’enseignement  (LF)

EN ACTIVITE

 

Sa devise : « HONNEUR ET PATRIE »

- Fondé en 1604 par Henri IV et géré par les Jésuites jusqu’en 1762,

- école militaire préparatoire de 1764 à 1776,

- Prytanée militaire en 1808 (transfert de l’établissement existant à Saint-Cyr) ; replié à Valence pendant la Seconde Guerre mondiale,

- devenu lycée militaire en 1982 sous l’appellation de Prytanée national militaire

 

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LA ROCHE-POSAY

-voir La Boissière

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LE MANS (Sarthe) – Ecole militaire préparatoire technique  (LM)

Sa devise : « INSTRUITS, DROITS ET ADROITS »

- créée en 1947,

- devenue collège militaire technique en 1974,

- mise en extinction en 1982,

- dissoute le 22 juin 1985

 

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LES ANDELYS (Eure) – Ecole militaire préparatoire  (LA)

Sa devise : «  REPOS AILLEURS » - 1921 ou « FRANCE, FORCE, FIERTE, FIDELITE »

- créée en 1887,

- repliée sur Montauban puis à Béziers, puis répartie entre les EMP de Billom, Epinal (repliée à Montélimar) et Tulle, pendant la Seconde Guerre mondiale,

- réouverte aux Andelys en 1945,

- dissoute en 1968.

 

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LE TAMPON ( La Réunion) Ecole militaire préparatoire  (RE)

Sa devise : « S’INSTRUIRE, SERVIR, SE DISTINGUER »

- créée en 1972 avec un statut spécifique adapté aux besoins locaux,

- dissoute en 1991.

 

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MILIANA ( Algérie)   (MI)

-voir Afrique du Nord

 

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MONTELIMAR (Drôme)

- voir Epinal

 

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MONTREUIL-SUR-MER (Pas-de-Calais)  Ecole militaire préparatoire (MO)

Sa devise : « SURTOUT QU’ON NOUS ATTENDE »

- créée en 1886,

- repliée aux Andelys pendant la Première Guerre mondiale,

- réouverte à Montreuil-sur-Mer en 1919,

- dissoute en 1924 (à l’ouverture de l’EMPT de Tulle).

 

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NIORT (Deux-Sèvres)

- voir Epinal

 

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OUAGADOUGOU (Burkina-Faso)   (OU)

- voir Outre-mer

 

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OUTRE-MER (Afrique Noire et Malgache) – Ecoles militaires préparatoires dites « d’Outre-mer »

- créées en 1956 à Bingerville (Côte d’Ivoire), Brazaville (Congo), Fianarantsoa ( Madagascar), Kati (Mali),

Saint-Louis (Sénégal) et Ouagadougou (Burkina-Faso),

- dissoutes ou transférées aux Etats correspondants lors de leur accession à l’indépendance.

 

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RAMBOUILLET (Yvelines) – Ecole d’enfants de troupe    (RA)

Sa devise : « GRANDIR, COMBATTRE, VAINCRE »

- Fondée le 26 février 1876 à titre d’école expérimentale,

- classée « Ecole militaire préparatoire » en 1885

- dissoute en 1934 (à l’occasion de la créationde l’EMP d’Epinal)

 

L’école de Rambouillet est la seule à avoir eu (pendant 9 ans), en métropole, l’appellation officielle d’école d’enfants de troupe, que la seule tradition a perpétué pour les autres EMP.

 

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SAINT-CYR L’ECOLE (Yvelines) – Collège militaire      (SC)

EN ACTIVITE

 

Sa devise « ILS S’INSTRUISENT POUR VAINCRE »

- créé en 1966 avec un statut similaire à celui du Prytanée, de

- devenu lycée militaire en 1982.

 

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SAINT-HIPPOLYTE DU FORT (Gard) – Ecole militaire préparatoire  (SH)

Sa devise : «  AU SEUL SERVICE DU PAYS » ou «  POUR LA FRANCE »

- créée en 1886,

- dissoute en 1934, à la création de l’EMP d’Epinal.

 

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SAINT-LOUIS  (Sénégal)  (SL)

- voir Outre-mer

 

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THOL (Ain)

- Camp de Thol, voir Autun.

 

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TULLE (Corrèze) – Ecole militaire préparatoire technique  (TU)

Sa devise : « BIEN APPRENDRE POUR MIEUX SERVIR »

- créée en 1924 ( à la dissolution de l’EMP de Montreuil-sur-Mer),

- dissoute en 1967,

- annexe de l’école de formation des sous-officiers de l’Armée de Terre jusqu’ en 1984,

- une partie est devenue siège du Conseil Général de la Corrèze depuis 1990.

 

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VALENCE (Drôme)

- Voir Autun

CONCLUSION

Au cours de l’histoire, et depuis la mise en application de la loi de 1884, 27 écoles militaires furent ainsi créées, en métropole, Afrique, Outre-mer, et la plupart dissoutes au fil des années.

Cependant pour l’immense majorité des élèves, jeunes ou moins jeunes AET, qui y ont étudié, un lien « spécial » a été tissé entre eux, qui les unit par delà le temps, les frontières, les aléas de l’histoire et de la vie.

Lorsqu’ils se retrouvent entre eux, quelques soient les parcours de vie effectués par chacun d’eux « le courant passe », comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, ou toujours connus, et ce, malgré les cultures et les traditions propres à chaque établissement. Sans doute une histoire de famille, solidement ancrée dans le temps et dans la France, par des racines dont on a peine à imaginer la force….

 

Aujourd’hui seuls six lycées militaires sont encore en activité :

 

AUTUN                                (Armée de Terre)

AIX EN PROVENCE           (Armée de Terre)

SAINT CYR                         (Armée de Terre)

GRENOBLE                          (Armée de l’Air)

BREST                                  (Marine Nationale)

LA FLECHE                         (Armée de Terre)

 

Nous leur souhaitons longue vie et succès pour que « vive la France ».

 

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2/ LES EMBLEMES

 

Les Décorations collectives

 

En vertu de la réglementation en vigueur, les lycées militaires, assimilés à des corps de troupe, ont droit à un emblème spécifique qui porte dans ses plis les décorations méritées par les écoles militaires lorsqu’ils ont hérité des traditions de ces écoles.

 

Il s’agit :

-          de la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur,

-          de la Croix de Guerre 1914-1918 avec palme,

-          de la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme,

-          et de la Croix de Guerre des théâtres d’opérations extérieurs (T.O.E) avec palme

 

Rappelons que deux écoles, celles de Tulle et d’Autun, sont en outre titulaires de la Médaille de la Résistance avec rosette, et que l’Ecole des Pupilles de l’Air est titulaire de la Médaille de l’Aéronautique.

Les emblèmes des écoles dissoutes sont, par autorisation spéciale du Ministre de la Défense, conservées au Musée des enfants de Troupe et des écoles militaires préparatoires à Autun.

 

3/ LES INSIGNES

 

L’insigne est la marque symbolique personnalisée d’une formation militaire. Les premiers sont apparus durant la Première Guerre mondiale. Mais, avant d’être portés par l’homme, ils furent dessinés ou peints sur des matériels de combat (aéroplanes) ou de transport (camions).

 

Au même titre que les autres formations militaires, les écoles militaires préparatoires se sont progressivement dotées d’insignes métalliques. Le premier apparut en 1933, à Saint-Hippolyte-du-Fort, œuvre du commandant Paul LECCIA (SH 95-00) commandant de l’école. Le même, nommé commandant de l’école d’Autun, récidiva l’année suivante dans cette école. En 1939, chaque école avait son insigne spécifique de poitrine.

 

Ces insignes tendaient à symboliser à la fois l’héritage des valeurs militaires, des principes d’éducation, des spécificités et le lieu d’implantation géographique de l’école (casque gaulois pour Billom, cigogne pour Epinal, drakkar pour Les Andelys, roue dentée pour Tulle et Le Mans, minaret pour Koléa, tête africaine pour les écoles d’Outre-mer, configuration générale du pays pour Fianarantsoa ou Dalat).

 

Depuis 1948, à la suite d’une décision de l’Etat-major, un modèle unique d’insignes a été homologué pour l’ensemble des écoles militaires préparatoires. Il fait appel au symbole « des lauriers universitaires naît le jeune combattant ». Bien que le lieu d’implantation de l’école ait pu continuer à figurer, symbolisé, sur l’insigne, cette uniformisation a annihilé du même coup toute recherche de personnalisation des écoles.

Les pages 16 à 18 de l’annuaire AET comportent deux très belles planches reproduisant ces insignes.

 

Annuaire AET

Mémorial des Enfants de Troupe morts pour la France  - Jean GALLE  - Billom 1940 - 1944

 

4)            ECOLE DES PUPILLES DE L’AIR «  ELEVE JACQUES LORENZI »

 

1/ Historique

2/ Jacques LORENZI

3/ L’Antichambre de Salon

4/ L’AEPA

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Devise : «  A + NOBLE + HAUT »

 

C’est la seule école qui n’ait pas eu la marque « Terre » lors de sa création.

 

1/ Historique

 

Dès 1939, le Ministre de l’Air se préoccupe du sort des enfants dont le père est décédé en service aérien. La guerre arrête le projet, mais la meurtrière ‘Campagne de France’ le remet tragiquement d’actualité.

Un arrêté du 11 août 1941 crée officiellement l’école des pupilles de l’Air (EPA). La ville de Grenoble est choisie pour son site, les possibilités de logement qu’offrent les locaux de l’ancienne clinique du Dauphiné et pour sa situation en zone libre.

 

Une soixantaine de jeunes garçons, orphelins, forment la première promotion en Octobre 1941. En 1942, l’aide à la famille est élargie aux familles nombreuses. Parallèlement est créé un site d’enseignement technique qui fonctionnera jusqu’en 1981.

Le 22 août 1944, l’élève Jacques LORENZI tombe sous le feu de l’ennemi au cours des combats pour la libération de Paris. Sa citation est lue chaque année par le doyen des élèves à ses camarades, à l’occasion d’une cérémonie lors de la rentrée scolaire.

Les sections préparatoires au concours de l’Ecole de l’air sont créées en 1947 et en 1948 les premiers élèves sont admis à Salon-de-Provence. Le Ministre des Armées remet son drapeau à l’école le 28 mars 1962.

Confirmée par sa vocation d’aide à la famille lors de la réforme des lycées militaires de 1983, l’EPA poursuit sa mission d’éducation et d’enseignement.

La première jeune fille est admise en septembre 1983 en classe préparatoire.

A la rentrée de 1986, l’école quitte le boulevard Joseph Vallier à Grenoble pour occuper ses nouvelles installations de Montbonnot.

En 1995, l’EPA vit une nouvelle restructuration. L’institution de jeunes filles de la maison des Ailes d’Echouboulains en région parisienne, soutenue également par l’armée de l’air, a fermé ses portes en juin.

Ses activités sont transférées à la rentrée de septembre sur le site de Montbonnot. La mixité est étendue aux classes du premier cycle. Après les travaux d’extension de l’EPA pour l’accueil de ces jeunes filles, la capacité de l’école a été portée à 800 élèves. De nouvelles filières ont été créées, diversifiant et complétant la mission d’aide à la famille. Il s’agit notamment des baccalauréats dans les séries L (littéraire) et STT (Sciences et techniques tertiaires) ainsi que du brevet d’études professionnelles « métiers de la comptabilité ».

Le 14 juin 2000, lors d’une émouvante cérémonie présidée par le général Job, chef d’état-major de l’armée de l’Air, l’école des pupilles de l’air a reçu son nom, soixante ans après sa création.

 

Pour l’armée de l’Air, comme pour tous les élèves et anciens élèves des collèges et lycées militaires, pour les anciens élèves des écoles militaires préparatoires, Jacques LORENZI restera l’un des plus jeunes enfant de troupe morts pour la France, et c’est bien qu’un lycée militaire perpétue son nom.

 

Journal des AET N° 203 – N° 209 ; Air Actualités Juillet-Août 2001

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2/ Jacques LORENZI – Citation

 

Elève né le 31-10-1928 à Asnières, Hauts de Seine – EPA 1941 – mort pour la France le 23-08-1944 à Aubervilliers, Seine Saint Denis.

 

Médaille militaire – Croix de guerre 1939-1945 avec palme.

« Le plus jeune enfant de troupe, mort pour la France depuis 1884, date de création des écoles militaires préparatoires. IL AVAIT 15 ANS. »

 

 ‘Attribution de la Médaille militaire’ : « Lorenzi Jacques, Ecole des Pupilles de l’Air, jeune élève de l’Ecole des Pupilles de l’Air. Profondément pénétré des glorieuses traditions de notre histoire et animé de la foi la plus ardente dans les destinées de la Patrie, rejoint résolument un groupe de combat au cours d’une permission et à l’appel solennel de la Résistance Française. Son enthousiasme, son dynamisme, son calme sous le feu le désignent bientôt à l’attention de ses

 

 

chefs qui le chargent de missions de liaisons importantes et des plus dangereuses lors des combats de la libération de Paris.

Dans l’exaltation de ces journées historiques, rend des services signalés à la cause nationale, révélant ainsi à ses compagnons de lutte d’admirables qualités de patriote et de soldat. Tombé héroïquement pour la France le 23 août 1944, à l’âge de quinze ans se rattache à cette haute et sublime lignée d’enfant de troupe qui, depuis le tambour d’Arcole, marchent instinctivement « au canon » pour la sauvegarde des Liberté Françaises et la Grandeur de la Nation. Le sacrifice de Jacques Lorenzi comme celui de ses jeunes camarades des écoles militaires préparatoires tombés les armes à la main dans les rangs des F.F.I. de la Libération resteront parmi les plus purs des témoignages d’une ferveur patriotique intacte et de cet esprit de résistance irréductible ayant dressé invinciblement la fleur de la jeunesse française contre les souillures de l’occupation ennemie. »

 

Cette concession comporte l’attribution de la Croix de guerre avec palme.

 

Mémorial page 318

 

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3/ L’Antichambre de Salon

 

L’EPA accueille les élèves de la  sixième à la terminale.

Près de 800 élèves, garçons et filles, 650 de la sixième à la terminale, ainsi que plus de 130 étudiants dans les classes préparatoires aux grandes écoles ont la chance de pouvoir étudier dans un cadre magnifique.

« …pour cette mission au profit d’élèves qui sont tous ‘civils’.. » l’école est placée sous la tutelle du Directeur du personnel militaire de l’Armée de l’Air.

 

Les classes préparatoires ont été créées en 1947 à l’école des pupilles de l’Air de Grenoble. Sélectionnés sur dossier, les élèves des classes prépa, ces forts en maths, ont deux ans pour se préparer au concours d’entrée à l’école de l’Air, « voie royale » pour faire carrière en tant qu’officier dans l’armée de l’Air.

 

« … A Grenoble, tous les atouts sont réunis pour que les jeunes qui arrivent à l’EPA préparent le concours dans les meilleures conditions. Encadrement militaire, comportement et tenue corrects, rythme de vie stricte…

Même s’ils sont civils, « les poussins », comme on les appelle ici, découvrent un milieu avec ses codes et ses règles. »

 

Alors…ils s’envoleront un jour avec les Aigles.

Air Actualités – Journal des AET N° 203

 

A LIRE… pour finir de tomber dans « le Piège » :

Salon de Provence – Le Nid des Aiglons par

Alexandre Paringaux – Jean Claude Salvinien

Editions du Zéphyr – 76, rue de la Pompe – 75116 PARIS  - Tel 01 45 04 11 04

SVP téléphoner pour le prix.

 

4/ L’AEPA

 

Les « Pipins » sont réunis au sein d’une association l’AEPA.

L’amitié, l’entraide et la convivialité sont présentes, fidèles à la tradition de la grande famille Aéronautique.

 

Ecole des Pupilles de l’Air Elève Jacques Lorenzi       

749 – BP 33 – 38330 Montbonnot Saint-Martin

Tel: 04 76 90 32 34

 

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6)            APPORT DES ENFANTS DE TROUPE A LA FRANCE

 

1/ Portrait d’enfant de troupe

2/ Quelques Statistiques

3/ Reconnaissance de la Nation

4/ Mémorial

5/ Lycées militaires

6/ Association AET

 

Exercice difficile que de mesurer les apports d’une communauté, dont les origines remontent à quelques siècles, à une Nation comme la France.

Le terme d’enfant de troupe (ET) regroupe, par tradition, les élèves des écoles militaires préparatoires, collèges militaires, lycées militaires, et bien sûr de l’école d’enfant de troupe de Rambouillet, la seule qui ait porté ce nom officiellement. (Voir Ecoles militaires 4 ; Rambouillet) 

Le terme AET signifie Ancien Enfant de Troupe.

 Il est clair que, à première vue, les points de comparaison entre Pierre BAYLE (1783-1794), tombé au champ d’Honneur à Biure (Espagne), lors de la bataille du Boulou,  le 1er novembre 1794, à l’âge de 11 ans et 9 mois, et un élève de lycée militaire d’aujourd’hui sont peu nombreux.

Il en est au moins un, qui ne saurait faire de doute, c’est l’amour de la France. La découverte d’une tradition et d’attaches fortes à l’Histoire, à l’Institution, de racines, pourra conforter le jeune élève en ce sens.